Manon MORET

Le projet « Mes Mots » allie performance, écriture et photographie et joue avec la réalité matérielle et la réalité psychique en juxtaposant des mots sur différents supports, notamment des corps humains. Pour ce dernier exercice, chaque photo est le fruit d’une rencontre nous obligeant mon modèle et moi-même à cohabiter ensemble pendant plusieurs jours avec le même objectif.

C’est un travail d’introspection traitant du rapport entre le corps et le mot qui tend à s’approcher au plus près d’une certaine vérité en faisant apparaître toute la pensée qui gravite autour de lui. Il s’agit également d’un exutoire spirituel qui oblige à faire une pause, à s’isoler, se retrouver et déverser toutes les pensées qui encombrent l’esprit.

Descriptif de la performance

Il faut entre deux et quatre jours pour remplir entièrement la peau de quelqu’un. Lorsque le modèle est totalement recouvert de mots, un shooting photo suivi d’une douche bien méritée marque la fin de l’expérience. Cette personne ne peut pas se laver et est fortement limitée dans ses déplacements, elle doit se retirer de ses activités pendant quelques temps et doit aussi faire tomber toutes ses barrières car le fait d’écrire exige un contact permanent avec la peau de l’autre. Il n’y a aucun tri dans les mots, c’est toute la pensée qui est représentée et le modèle ainsi que d’autres intervenants peuvent également écrire avec moi.

Parcours personnel

J’ai d’abord suivi des études secondaires à St Luc Tournai en Concept où j’étudiai la démarche artistique d’une oeuvre à travers diverses approches plastiques. Je me suis ensuite dirigée vers un BTS Design Graphique (graphisme, édition, publicité) sur Lille en juin 2015.

Ayant parallèlement l’envie de réaliser ce que je considère comme mon premier projet: ‘‘Mes Mots’’ j’ai souhaité, après l’obtention du diplôme, m’y consacrer de manière plus concrète.

Seize modèles plus tard, mon envie d’exposer mon travail plus largement se confirme tandis que je m’atèle à l’élaboration de nouvelles productions... Affaire à suivre.

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Paolo NARDIELLO

Autoportraits - Le visage des autres nous est plus familier que le nôtre. C’est pourquoi la photographie nous aide à nous regarder comme quelqu’un d’autre. Expérience intime de la confrontation avec soi-même. « C’est soi qu’on voit le moins dans la vie, y compris dans cette fausse perspective du miroir » a écrit Marguerite Duras.

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Il faut savoir parler de soi avant de pouvoir parler des autres. Mais le processus de connaissance de soi n’est que tâtonnements, incertitudes, oscillations, doutes, … Avec cette série d’autoportraits, Paolo Nardiello a su qu’il ne répondrait pas à la question « Qui suis-je ? ». Cette série est seulement représentative du regard qu’il porte sur lui-même. Là où autrefois le visage symbolisait la pierre angulaire de l’autoportrait, il n’est plus questions de le faire figurer à tout prix bien que le terme « autoportrait » subsiste. Que reste-t-il donc de l’autoportrait lorsqu’il est sans figure, sans visage ? Jusqu’à quel point peut-on voir un autoportrait qui n’est pas d’abord un portrait ? Avons-nous dépassé ou élargi les limites de l’autoportrait ? Outre le fait que l’autoportrait contemporain soit indéniablement comme l’art en général une réponse aux angoisses et à l’espoir d’un triomphe sur la mort, ne pourrait-il pas également prendre l’apparence d’un procédé visant à dépasser « cette fausse perspective du miroir » qu’évoquait Marguerite Duras, et dont la principale préoccupation serait un refus du leurre proposé par ce dernier. Lorsque c’est dans l’œuvre elle-même, ou dans le nom, ou encore dans la signature de l’artiste que réside son identité, bien plus que dans son apparence physique.

 

 

Oleg DOU

Insaisissable, tout en mystère et introspection, Oleg Dou travaille sur l’identité post-humaine se jouant de la frontière ténue entre beauté et répulsion.
Son vécu et l’imaginaire de son enfance, avec ses rêves et ses peurs, sont le terreau créatif de son œuvre dont le thème central est le portrait d’un modèle vivant, entièrement retravaillé à l’aide de l’outil informatique (en 2012, sa maîtrise lui confère le titre d’Ambassadeur chez Adobe Photoshop)

Insaisissable, tout en mystère et introspection, Oleg Dou travaille sur l’identité post-humaine se jouant de la frontière ténue entre beauté et répulsion.

Son vécu et l’imaginaire de son enfance, avec ses rêves et ses peurs, sont le terreau créatif de son œuvre dont le thème central est le portrait d’un modèle vivant, entièrement retravaillé à l’aide de l’outil informatique (en 2012, sa maîtrise lui confère le titre d’Ambassadeur chez Adobe Photoshop).

Oleg Dou est aujourd’hui un incontestable explorateur des marqueurs de la personnalité et du visage réceptacle des émotions. Centrée d’abord sur l’interpellation pratiquée par le regard, son œuvre attire ou dérange: elle ne laisse personne indifférent. Cette maturité artistique, en à peine plus de 10 ans, le classe parmi les jeunes photographes qui marquent l’histoire artistique de la photographie contemporaine.

Oleg Dou a été exposé depuis 2007 à plusieurs reprises, en France, Chine, Corée, Russie, Belgique, Hollande, Pologne, Italie, USA, Brésil, Espagne.

Depuis 2015, il est aussi présent dans la collection du MNHA, Musée National d’Art et d’Histoire de la ville de Luxembourg, avec « Fawn » et dans diverses collections privées au Luxembourg, ainsi que référencé au Casino de Luxembourg en 2017.

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Olivier VALSECCHI

Olivier Valsecchi propose une œuvre toute en mouvement, célébrant le corps humain dans sa force et sa fragilité sublimées.
Son travail est tourné vers le corps humain en mettant celui-ci au centre de ses recherches et de son univers créatif. Au travers de l’objectif de Valsecchi, le corps devient la matière travaillée, pétrie et sublimée avec laquelle il donne vie à son inconscient et son esthétisme.

Après un apprentissage technique à l’ETPA de Toulouse, Olivier Valsecchi se consacre à la photographie de façon professionnelle depuis 2007.

Son travail est tourné vers le corps humain en mettant celui-ci au centre de ses recherches et de son univers créatif.

Au travers de l’objectif de Valsecchi, le corps devient la matière travaillée, pétrie et sublimée avec laquelle il donne vie à son inconscient et son esthétisme.

Révélé au grand public en 2010 par sa série "Dust", récompensée par le Hasselblad Masters Awards en 2012, année de la série Klecksography, il a depuis créé quatre séries de photographies selon une trame narrative logique.

Olivier Valsecchi a été exposé depuis 2009 à plusieurs reprises, en France, Japon, Allemagne, Autriche, Angleterre, Belgique, Hollande, Italie, USA (Floride, New York),

Les prix distinguant Olivier Valsecchi:

2013: Grand Jury Member - Hasseblad Masters 2014 
2012: Lauréeat des Hasselblad Masters Awards (catégorie Beaux Arts)

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